Billets de verte-influence

GAZ DE SCHISTE_actus 29 juin 2015

Bercy fait marche arrière sur le Code minier

24 juin 2015 : 

C’est un sujet sensible : la réforme du Code minier. Sa préparation subit un intense lobbying pour assouplir la législation existante et faciliter les nouvelles exploitations minières. Le ministère de l’Economie avait rédigé, en mars dernier, un avant-projet de loi modifiant plusieurs critères – exigences environnementales, sanitaires et de sécurité publique, procédures d’autorisation, participation du public, etc. Le texte prévoyait une série de réformes… par ordonnances. Soumis à consultation, il a été vivement critiqué par des parlementaires, des associations environnementales et des industriels.

Vendredi 19 juin, lors d’un colloque consacré à cette question, le chef du Bureau de la gestion et de la législation des ressources minérales non-énergétiques, Rémi Galin, a annoncé que Bercy planchait sur un nouveau texte, « de codification ». « On s’est bien trompé » a-t-il estimé, tandis que Marie-Christine Blandin, sénatrice écologiste, s’est félicitée de l’abandon de « la tentation de l’ordonnance, un dégât démocratique ».

- Source : Actu Environnement

GRANDE BRETAGNE : un projet de gaz de schiste bloqué par des autorités locales

Les autorités du comté du Lancashire, dans le nord-ouest de l'Angleterre, ont rejeté lundi une demande de permis pour un projet d'exploration de gaz de schiste, dont le développement est pourtant l'une des priorités du gouvernement Cameron. La firme Cuadrilla, qui voulait réaliser des forages exploratoires en utilisant la technique controversée de la fracturation hydraulique, avait suscité l'opposition de certains riverains. Cuadrilla avait dû interrompre en 2011 des forages dans la même région après l'enregistrement de légères secousses telluriques. Le gouvernement lui avait ensuite donné une autorisation pour reprendre les forages exploratoires, en renforçant les contrôles. Mais les autorités locales doivent aussi donner leur feu vert et, dans le cas présent, les représentants au conseil du comté ont estimé que le projet, près de la ville côtière de Blackpool, présentait des risques déraisonnables en termes de pollution visuelle et sonore. Ils avaient déjà bloqué la semaine dernière un autre projet de Cuadrilla dans le comté, estimant qu'il aurait augmenté le trafic routier.

Ces décisions très attendues représentent un revers pour le gouvernement du Premier ministre conservateur David Cameron, récemment réélu, qui a fait une priorité du développement de cette énergie, potentiellement bon marché et abondante, à l'heure où les champs pétroliers de la mer du Nord sont en déclin.Aucun nouveau projet exploratoire n'a pu commencer depuis 2011, malgré cette forte volonté politique à Londres. La fracturation hydraulique suscite des oppositions notamment en raison des risques de pollution liés aux substances chimiques utilisées. Le procédé consiste à créer des fissures souterraines et y infiltrer un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques, pour permettre l'extraction de gaz capturé dans la roche. Cuadrilla s'est dite lundi surprise et déçue de la décision, assurant avoir apporté toutes les garanties nécessaires en termes de santé et d'environnement. Un représentant local de l'association des Amis de la Terre a de son côté fait part d'un soupir de soulagement sachant que cette industrie sale qui pose des risques pour la santé, la qualité de vie et le climat a une nouvelle fois été stoppée dans son élan. (©AFP / 29 juin 2015 14h07)  

Un rapport contre le fracking (en anglais dans le texte) : Fracking poses 'significant' risk to humans and should be temporarily banned across EU, says new report

Victoire des anti-fracking : Royaume-Uni. Le Lancashire refuse l'extraction du gaz de schiste

 

EN ROUTE POUR LE TAFTA AUX USA

EN ROUTE POUR LE TAFTA AUX ETATS UNIS parce que : 

le Sénat américain approuve la procédure accélérée voulue par ObamaPotus tpa

Le président américain a été autorisé à négocier des accords commerciaux et les soumettre au Congrès sans que celui-ci puisse les amender, ce qui pourrait permettre de boucler le TTP (mais c'est valable aussi pour le TAFTA) en quelques semaines seulement.

Obama a finalement obtenu ce qui lui tenait tellement à cœur. Le texte de loi qui doit permettre au président américain de sceller le "Partenariat transpacifique" (TPP), un nouvel accord de libre-échange entre les Etats-Unis et 11 pays asiatiques, a finalement été approuvé par les sénateurs américains mercredi 24 juin, après six semaines d'une bataille politique marquée par des rébellions au sein même du camp démocrate.

mais Le Foll appelle « à la mesure »

Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a appelé à garder "la mesure", en réponse aux responsables politiques français qui demandent la rupture des négociations du traité de libre échange Europe/Etats-Unis, après les révélations sur l'espionnage américain visant la France. « Je sais la position de ceux qui disent ‘il faut tout arrêter’. Je rappelle simplement qu’entre l’Europe et les Etats-Unis, il y a beaucoup beaucoup de liens en termes économiques », que « la croissance dépend aussi des conditions dans lesquelles se nouent les relations entre l’Europe et les Etats-Unis », a affirmé M. Le Foll interrogé à ce sujet lors du compte-rendu du Conseil des ministres. « Il faut qu’on reste avec la mesure nécessaire par rapport aux enjeux (…) ne pas s’emballer dans un sens ou dans un autre », a-t-il dit. « On a envoyé l’Hermione », a plaisanté un peu plus tôt le porte-parole interrogé sur d’éventuelles mesures de retorsion. 

Normal, puisqu'il est en déplacement aux States pour le TAFTA :
Jeudi 25 juin 2015
Déplacement aux Etats-Unis
Vendredi 26 juin 2015
Déplacement aux Etats-Unis
Samedi 27 juin 2015
Déplacement aux Etats-Unis
Dimanche 28 juin 2015
Déplacement aux Etats-Unis

il était, bien entendu, accompagné d'Emmanuel MACRON.

alors que François Fillon veut arrêter les négociations : L'ancien Premier ministre François Fillon (Les Républicains) a jugé jeudi la réponse de François Hollande à l'espionnage américain "très en dessous" de ce qu'il faudrait faire et demande une suspension des négociations du traité transatlantique.

Dans les mains de "Big Brother" : le débat sur le TTIP met en danger les relations commerciales UE-Chine

Lire aussi l'enquête du COURRIER INTERNATIONAL : Traités transatlantiques : des permis de polluer

SPECIALE IMPOSTURE ECOLOGISTE

Chez Bourdin Direct, l'invité était Maud Fontenoy, la déléguée à l'environnement de Nicolas SARKOZY après être allée sur France inter :

Et l'aberration écologiste continue

Roundup, gaz de schiste, diesel : l’écologie selon Maud Fontenoy dans TERRAECO

 

et pour mémoire, les revirements de Sarkozy sur le gaz de schiste

 

 

GAZ DE SCHISTE : COUP DE GUEULE & IMPOSTURE

Coup de gueule de Rémy Carrodano sur le feu vert pour la fracturation hydraulique

Le 23 juin, le conseil du comté de Lancashire devrait accorder une licence à Cuadrilla pour extraire du gaz de schiste. C’est une première depuis le moratoire mis en place après deux légers séismes en 2011.Les responsables de planification du comté de Lancashire, dans le nord-ouest du pays, ont rendu un avis favorable pour que le conseil du comté accepte le forage dans quatre puits d’exploration de gaz de schiste par fracturation hydraulique, rapporte The Times.Les forages de la société Cuadrilla pourraient commencer dès l’automne et auraient lieu près de Blackpool, dans le nord de l’Angleterre. Ce serait la première fois que le Royaume-Uni aurait recours à la fracturation hydraulique, depuis les séismes causés par cette méthode en 2011 à Preese Hall, un autre endroit du même comté. Bien que ces tremblements de terre aient été de faible intensité, Cuadrilla avait dû arrêter ses forages, rappelle le quotidien.

Le succès ou l’échec du nouveau site de forage, aujourd’hui brouté par des vaches laitières, jouera un rôle important pour déterminer si oui ou non la Grande-Bretagne développera une importante industrie de fracturation hydraulique”, note le journal conservateur. “Cuadrilla doit prouver non seulement qu’il est possible d’extraire le gaz, mais aussi qu’elle est capable de le faire sans danger.”  Dans un éditorial, The Times estime que le gaz de schiste permettrait, “comme aux Etats-Unis, d’avoir une chute des prix du gaz, une économie qui ne dépendrait plus de régions politiquement instables, et une baisse des émissions de CO2”.

Le britannique Cuadrilla va être autorisé à forer dans le nord-ouest de l'Angleterre. Les autorisations prennent plus de temps que prévu au niveau local.

C'est un feu vert à la fracturation hydraulique et à l'exploitation du gaz de schiste au Royaume-Uni. Lundi, une collectivité locale du Lancashire, dans le nord-ouest de l'Angleterre, a recommandé d'autoriser la demande de forage pour plusieurs puits déposée par le britannique Cuadrilla. La direction de l'entreprise a souligné lundi qu'elle attendait maintenant la décision formelle du comté du Lancashire, attendue la semaine prochaine. Sauf surprise, celui-ci devrait suivre la recommandation formulée par les responsables de l'aménagement pour cette collectivité. Si c'est le cas, ce sera la première fois qu'une telle autorisation est donnée en Grande-Bretagne depuis 2011. 

Une victoire en demi-teinte

Cette année-là, un moratoire avait été imposé, à cause de Cuadrilla justement. La société avait provoqué des mini-tremblements de terre en raison de la fracturation hydraulique. Si tout se passe comme prévu, ce projet pourrait devenir le premier pour l'exploitation du gaz de schiste au Royaume-Uni. En réalité, c'est une victoire en demi-teinte pour Cuadrilla. Si l'un des projets de la société est bien sur le point d'être approuvé, un autre, dans une partie plus rurale de la même région, semble bien mal parti. La même collectivité locale a recommandé de l'interdire parce que son exploitation entraînerait un trafic trop important, ce qui aurait « un impact inacceptable sur le réseau routier rural ». Quant au premier projet lui-même, le comté ne devrait l'autoriser que sous des conditions très strictes pour protéger l'environnement, estiment les experts. Cette décision illustre le paradoxe qui règne outre-Manche sur la question du gaz de schiste. Au niveau national, aucun obstacle légal n'empêche les industriels d'aller de l'avant. Le Premier ministre, David Cameron, a plusieurs fois affirmé son engagement en faveur de l'exploitation, même si celle-ci reste controversée dans le grand public.  Sur le terrain, le jeu est beaucoup plus compliqué pour les industriels, qui ont jusqu'à présent peiné à obtenir les autorisations nécessaires. « Le processus est beaucoup plus lent que prévu. La réglementation locale sur l'aménagement s'est avérée imprévisible », critique Dan Lewis, auteur d'un rapport sur le gaz de schiste pour l'Institute of Directors, un organisme patronal. Le cabinet de conseil Pöyry estime que la production ne pourra pas démarrer avant 2019 ou 2020, soit cinq ans de plus que ce qui était prévu il y a quelques années.

Le revirement de Nicolas Sarkozy sur le gaz de schiste l'a amené à recruter  Maud  Fontenoy comme déléguée à l'environnement au sein du Comité exécutif de Les Republicains.

Sur France INTER, cette dernière a essayé de "porter une écologie pragmatique et modérée" : LE PODCAST

J'aurais l'occasion de lui répondre puisque l'on m'a demandé un article en ce sens à paraître en Juillet.

 

GAZ DE SCHISTE ACTUS_15 juin 2015

Secret des affaireset bien sûr, cela concerne les additifs chimiques liés à la fracturation hydraulique.

Le gaz de schiste bénéfique pour l'environnement ?! 

Lors de la Conférence Mondiale du Gaz qui s'est tenue récemment à Paris, le patron de la multinationale Exxon Mobil Corporation a rappelé combien la production de gaz de schiste permettait de jouer bénéfiquement en faveur du climat. Un message que les pays européens ne manqueront pas d'entendre tant leurs réserves en gaz de schiste sont conséquentes. 

Rex W. Tellerson, le grand patron d'Exxon Mobil Corporation, a ainsi chaudement appelé les compagnies énergétiques européennes de prendre en considération "l'énorme bénéfice potentiel environnemental" du gaz de schiste. Toujours selon lui "le gaz naturel et le gaz de schiste ont joué un rôle majeur dans la réduction des émissions de dioxyde de carbone à des niveaux jamais vus depuis les années 90". Un message qui semble bien paradoxal au regard de la mauvaise voire très mauvaise réputation du gaz de schiste en Europe, France en tête. Mais la raison est assez claire: aux Etats-Unis, les entreprises spécialisées dans l'énergie sont passées d'une utilisation massive du charbon à celui du gaz. Ce qui a entraîné, toujours selon Rex W. Tellerson, que " la production de gaz des Etats-Unis a grimpé en flèche et les émissions ont diminué". 

SI C'EST EXXON QUI LE DIT !
 

Pétrole et gaz de schiste, où va-t-on ? 3 experts répondent :

Un dossier complet sur le boom du pétrole de schiste aux USA : 

Forage boomtown

« Boomtown, USA », voyage au paradis du pétrole de schiste, dans LES ECHOS car ça y est les USA sont le 1er producteur de pétrole : Grâce au développement des hydrocarbures de schiste, les Etats-Unis ont produit 11,644 millions de barils par jour, contre 11,505 millions pour l'Arabie saoudite en 2014.

 

TAFTA : du plomb dans l'aile ??

TAFTA : du plomb dans l'aile, mon article sur LE HUFFINGTON POST

Alors qu'un vote devait intervenir, ce  10 juin, sur la résolution de Bernd Lange et de la Commission du Commerce internation, Martin Schultz a décidé du report du vote et les eurodéputés ont ensuite décidé, en plénière, de reporter également le débat. On vous dit tout sur ce "coup de théâtre". L'enjeu : le redouté mécanisme de règlement des différends.

Vote reportAlors que l'incertitude planait sur le vote

Applaudissements, sifflets, interpellations... On aurait pu croire que les députés se disputaient sur l'intérêt même de ce traité très décrié qui permettra un commerce sans barrière entre Europe et États-Unis. Mais non, les parlementaires s'accrochaient sur la simple question de savoir si oui ou non ils allaient en discuter. Finalement, non, ce sera pour plus tard. Les partisans de ce report expliquent qu'il y avait trop d'amendements déposés : le vote aurait pris des heures et plus personne n'y aurait rien compris. Il valait donc mieux remettre de l'ordre dans tout cela. Et si l'on reporte le vote autant reporter le débat pour tout organiser en même temps.

"Quel est ce parlement européen qui a peur du vote ?"

La gauche, les verts et une partie des socialistes ne partagent pas du tout cette version : le vote et la discussion ont été reportés, parce que, tel quel, le texte n'aurait pas trouvé de majorité suffisante pour soutenir le traité transatlantique; or, la droite au parlement veut aboutir à un compromis qui précise que le parlement soutient ce fameux traité.

Certains parlementaires ont clairement fait part de leur opposition au traité commercial transatlantique ce mercredi.

Certains parlementaires ont clairement fait part de leur opposition au traité commercial transatlantique ce mercredi. - FREDERICK FLORIN - AFP

Parmi les opposants farouches au traité, ce report ne passe pas. "Quel est ce parlement européen qui a peur du vote, qui a peur du débat et qui a peur des citoyens européens ?", a lancé Yannick Jadot du groupe des verts.

ET C'EST BIEN DE CELA DONT IL S'AGIT, nous confirme l'eurodéputé Philippe LAMBERTS :

"Pourquoi ce report ?  Parce qu'au sein du groupe socialiste, et grâce à la pression citoyenne, la résistance au TTIP est en train de gagner du terrain, avec en germe la division du groupe et surtout une rupture dans la grande coalition qui unit les conservateurs, libéraux et socialistes. Or, partout, les hiérarques socialistes - François Hollande et Manuel Valls (FR), Matteo Renzi (IT), Sigmar Gabriel et Martin Schulz (DE), Frans Timmermans et Jeroen Dijsselbloem (NL), Helle Thorning-Schmidt (DK)... - ont pris fait et cause pour le traité transatlantique, contre l'avis de leur base et probablement d'une majorité de leurs électeurs. Le vote prévu demain, et en particulier la question des tribunaux arbitraux privés (ISDS) risquait de les mettre en porte-à-faux par rapport à leurs partenaires conservateurs, avec un groupe socialiste peut-être majoritairement contre et une majorité en tout cas divisée. Attendez-vous à des tentatives de noyer le poisson dans les semaines qui viennent, avant un vote en juillet (?). Quel progrès parcouru depuis deux ans : alors qu'avant les élections de 2014, les résolutions en faveur le TTIP étaient adoptées ici à une large majorité et dans l'indifférence générale, le travail de mobilisation des opposants à ce projet "démocraticide" à la fois au sein de la société et dans les institutions porte des fruits : il n'est plus du tout évident que le projet conserve une majorité. Plus le temps passe, plus je suis convaincu que cette bataille est gagnable et que nous allons la gagner, à condition bien sûr de rester mobilisés."

UNE AUTRE ANALYSE : CELLE DE MEDIAPART (article offert) 

PostponeReport du débat et du vote sur les recommandations sur le TTIP : quelles sont les prochaines étapes ?

Le débat et le vote sur les recommandations du Parlement européen concernant les négociations en cours relatives au partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) ont été reportés en raison d'un trop grand nombre d'amendements déposés. Qu'est-ce que cela signifie et quelles sont les prochaines étapes ?

La décision de renvoyer le rapport à la commission parlementaire se base sur l'article 175 du règlement du Parlement européen. Cette règle permet de renvoyer un rapport à une commission lorsque plus de cinquante amendements et demandes de vote par division ou de vote séparé sont déposés. Pour le TTIP, plus de 100 amendements avaient été déposés. Le député démocrate socialiste allemand Bernd Lange, Président de la commission du commerce international et rapporteur, avait déclaré après la décision de mardi : « Nous allons utiliser le temps supplémentaire obtenu pour travailler en vue d'atteindre une majorité stable sur la résolution sur le TTIP. Le Parlement européen peut uniquement avancer avec un message fort aux négociateurs du TTIP si notre résolution est soutenue par une large majorité. »

Un débat en plénière aura lieu ultérieurement : Mercredi matin, les députés européens ont voté à 183 voix contre 181 et 37 abstentions le report du débat sur le TTIP en session plénière. Au cours d'une discussion animée avant ce vote, les députés des différents groupes se sont exprimés sur leurs avis en faveur ou non de la tenue du débat.

Renvoyer un rapport à une commission : ce n'est pas une première

Ce n'est pas la première fois que l'article 175 est utilisé pour reporter un vote tel que celui concernant le TTIP. Dans le passé, par exemple lors de la réforme de la politique agricole commune, cet article avait été invoqué pour décider de la poursuite du vote sur tous les amendements ou non.

Le rôle du Parlement européen sur le TTIP 

La Commission européenne représente les États membres dans toutes les négociations des accords commerciaux internationaux, y compris les négociations actuelles avec les États-Unis. Le Parlement européen ne participe pas à ces négociations, mais il ne pourra pas y avoir d'accord final sans son approbation. Le Parlement doit en effet approuver ou rejeter le texte final, bien qu'il ne soit pas légalement en mesure de modifier ses dispositions. Pourtant, en participant à l'élaboration de recommandations sur des accords tels que le TTIP, le Parlement européen envoie un message sur ce qu'il souhaite voir dans l'accord final.

Les prochaines étapes 

Le TTIP est désormais de retour à l'agenda de la commission du commerce international. Celle-ci doit décider si les amendements et les demandes de votes par division doivent être soumis à un vote en plénière. La prochaine réunion de la commission aura lieu les 15 et 16 juin.

GAZ DE SCHISTE_ACTUS DU 6 JUIN 2015

Le lobby du gaz de schiste dicte sa loi à l’Europe

Lobby gaz de schiste 1024x721

C’est un article très intéressant dont je vous propose la lecture provenant de l’excellent site 2000Watts qui est à la pointe en ce qui concerne les sujets énergétiques.

Le lobby du gaz de schiste dicte sa loi à l’Europe… et vous devez toujours avoir à l’esprit qu’il n’y a pas tant des complots que des intérêts partagés, et ces intérêts partagés se regroupent et s’expriment à travers le lobbying et, disons-le aussi, évidemment une certaine forme de corruption plus ou moins massive prenant aussi bien des airs de pots-de-vin que de carrières. Vous quittez une fonction de fonctionnaire, vous avez été gentil… Bien sûr, un très beau poste vous attend dans une grande entreprise. Bref, actuellement c’est le lobby du gaz de schiste qui tente de s’imposer sur toutes les nations européennes… à travers les institutions européennes qui ont été taillées sur mesure pour les lobbyistes… Charles SANNAT

tandis qu'en France, la prolongation des permis se poursuit en catimini :

Décret du 29 mai 2015 prolongeant la validité de la concession de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux dite « Concession de Poissonnière » (Nord et Pas-de-Calais) au bénéfice de la société Gazonor SAs

Décret du 29 mai 2015 prolongeant la validité de la concession de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux dite « Concession de Désirée » (Nord) au bénéfice de la société Gazonor SAS 

Arrêté du 2 juin 2015 prolongeant le permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures conventionnels liquides ou gazeux, dit « permis du Pays de Buch » (Landes et Gironde), au profit de la société Vermilion REP SAS 

et que #TAFTA oblige : les Américains [sont] prêts à redémarrer la production

 

2.500 puits de pétrole de schiste ont été forés, mais non encore fracturés. Potentiel : 1 million de barils/jour la première année.

Trois têtes de puits, telles des bouches à incendie, alignées au milieu d’un carré de terrain vaste comme un terrain de football : à quelques kilomètres de Williston, dans le Dakota du Nord, trois puits de pétrole de schiste ont déjà été forés mais l’opération de fracturation hydraulique, qui permettra de démarrer la production, n’a pas encore eu lieu. La compagnie propriétaire préfère attendre que le prix du baril remonte, afin de ne pas subir le manque à gagner lié à la chute des prix. LA SUITE DANS LES ECHOS


MAIS, NOUS ASSURE T'ON : la guerre du schiste n'aura pas lieu

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) semble prête à composer avec le pétrole de schiste américain afin de rééquilibrer le marché, alors que sa stratégie cherchait jusqu'à présent à écarter ce nouveau concurrent plutôt résistant. Le pétrole de schiste est un phénomène qui ne va pas disparaître, et nous devons vivre ensemble et trouver un équilibre, a déclaré mercredi Abdallah El-Badri, secrétaire général de l'Opep, à des journalistes lors du séminaire organisé par le cartel à Vienne. Le secrétaire général de l'Opep n'est pas seul à souligner qu'il faudra désormais faire avec le pétrole de schiste américain. Mais ne pensons pas, n'imaginons pas, ou ne rêvons pas, que les producteurs de pétrole de schiste vont disparaître, a insisté Suhail Mohamed Al Mazrouei, ministre de l'énergie des Émirats arabes unis. Nous voulons qu'ils restent, ils constituent un très bon équilibre pour le marché et nous voulons que chacun partage la responsabilité de le rééquilibrer, a expliqué Mazrouei. La production américaine, qui a explosé grâce au boom du pétrole de schiste, a pourtant souvent été citée comme la cible principale du cartel après la décision de l'organisation de conserver son plafond de production inchangé à 30 millions de barils par jour (mbj) en novembre. 

Il y a six mois l'Opep avait décidé de ne pas changer ses quotas pour modérer la croissance de la production hors Opep, et notamment celle de la production d'or noir non-conventionnel, comme le pétrole de schiste ou le pétrole issu des sables bitumineux. Cette décision a précipité la baisse des prix du pétrole amorcée à l'été 2014 et a fini par peser sur la production de pétrole de schiste américain qui a commencé à ralentir ces derniers mois.

Mais si certains pensent que l'Opep a gagné la première manche face au pétrole de schiste, la victoire est amère, avec un prix du Brent autour des 64 dollars le baril contre 115 dollars à son pic de juin dernier, a souligné Eric Lee, analyste chez Citi. Le pétrole de schiste est un énorme rival pour le cartel et on pourrait dire que l'Opep a dû lui faire de la place et s'est vue forcée d'accepter des prix plus bas afin de conserver ses parts de marché, a tempéré l'analyste. 

En Argentine, Total exploite du gaz de schiste dans une réserve protégée