GAZ DE SCHISTE_actus 15 mai 2015

Peu de nouvelles sur le front du gaz de schiste et c'est tant mieux, même si l'info concernant la Commission est à prendre au 1er degré :

L’UE fait pression pour les gaz de schiste : contre l’environnement, pour les multinationales !

mais les nouvelles viennent aussi d'ailleurs : 

Algérie : l’exploitation controversée du gaz de schiste fait tomber le ministre de l’énergie
Algerie ministre energie

Dans un climat marqué par de retentissantes affaires de corruption, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a procédé jeudi 14 mai à un remaniement partiel du gouvernement. Cinq ministres dont ceux de l’intérieur, des finances et de l’énergie en font les frais. Le départ qui retient le plus l’attention est celui du ministre de l’énergie et des mines, Youcef Yousfi, remplacé par Salah Khebri, PDG de l’Institut algérien du pétrole (IAP) qui a également travaillé pour Sonatrach, la compagnie nationale d’hydrocarbures. Youcef Yousfi, surnommé « l’homme de schiste », s’est retrouvé au cœur d’une crise sans précédent en Algérie opposant les populations du sud au pouvoir central au sujet de l’exploration et de l’exploitation du gaz de schiste. Dans le contexte de déclin de la production d’hydrocarbures conventionnels et d’explosion de la consommation domestique, Youcef Yousfi s’est fait le défenseur de cette énergie dont le potentiel est important en Algérie. Son principal souci a été de convaincre les entreprises étrangères de venir investir : il a pour cela fait changer la loi sur les hydrocarbures afin de pouvoir octroyer des avantages fiscaux aux compagnies. Il a cependant négligé de communiquer sur le sujet à l’intérieur du pays et n’a pas vu venir la montée d’un large mouvement de protestation inquiet par les risques de pollution et les prélèvements sur la ressource en eau nécessaires à l’exploitation des gaz de schiste. A LIRE DANS LE MONDE AFRIQUE

Gaz de schiste en Afrique du Sud: le gouvernement va lancer une étude d'impact

Karoo mai 2015Johannesburg - Le gouvernement sud-africain a annoncé mardi le lancement d'une étude d'impact de l'exploitation du gaz de schiste, dont la région du Karoo (centre-ouest), écologiquement fragile, détiendrait des quantités très importantes. Cette étude devra d'ici deux ans faire la part, sur des bases scientifiques, des risques et des opportunités, et notamment s'intéresser aux possibles conséquences de la --très controversée-- technique de fracturation hydraulique, a indiqué la ministre des Sciences et Technologies Naledi Pandor. Si en effet des gisements viables sont trouvés en Afrique du Sud, le gaz de schiste, une source d'énergie relativement sobre en carbone, présente un potentiel de transformation significatif pour l'économie, a déclaré la ministre. Le gaz de schiste est aussi une source potentielle de création d'emplois, de devises étrangères et d'investissements, et pourrait contribuer à la sécurité énergétique de l'Afrique du Sud, a-t-elle ajouté, selon l'agence gouvernementale SAnews. L'équipe chargée de l'étude sera composée de scientifiques sud-africains, sous la direction de Bob Scholes, un spécialiste des systèmes écologiques, des changements climatiques et de l'hydrographie au centre de recherches sud-africain CSIR. L'Afrique du Sud a levé en 2012 un moratoire décrété l'année précédente sur l'exploration du gaz de schiste dans le Karoo, provoquant l'inquiétude des écologistes qui dénoncent par avance les effets sur la qualité de l'eau et les paysages dans la région. Mais cette levée du moratoire n'a encore eu que peu d'effets dans la pratique, les industriels disant qu'il faudrait creuser pour voir si les ressources du sous-sol sont exploitables, ce qui n'a pas encore été autorisé. Le sous-sol du Karoo contiendrait, selon l'Agence d'information sur l'énergie américaine, plus de 11.000 milliards de mètres cubes de gaz de schiste --plus de 400 années de consommation, selon ses partisans--, une manne potentielle pour l'Afrique du Sud qui reste très majoritairement dépendante du charbon pour son électricité. (©AFP / 12 mai 2015 17h13)  ET AUSSI DANS ENERGIE

Les Etats-Unis autorisent le forage de pétrole et de gaz dans l’Arctique

Le gouvernement américain a autorisé lundi 11 mai le groupe pétrolier Shell à réaliser, sous conditions, des forages de pétrole ou de gaz dans l’océan arctique, une décision contre laquelle les associations de défense de l’environnement sont vent debout. C'EST A LIRE DANS LE MONDE