GAZ DE SCHISTE_actus du 11 décembre 2014

Gaz de schiste, feu de paille ?

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En ces temps d’abondance pétrolière retrouvée – le baril d’or noir était passé, vendredi 5 décembre, sous la barre des 70 dollars (57 euros), qui se soucie encore de savoir combien d’hydrocarbures non conventionnels nous avons sous les pieds ? La question pourrait ne valoir plus guère qu’un haussement d’épaules : le gaz semble jaillir d’à peu près partout où on le cherche, le pétrole coule de nouveau à flots. La revue Nature lui consacre pourtant, dans son édition du 4 décembre, son éditorial ainsi qu’une longue enquête – le tout risquant de doucher quelque peu l’enthousiasme des tenants du gaz de schiste.

SUISSE Une commission fédérale élabore le mode d’emploi de techniques controversées. Il vaut la peine d’étudier les potentiels et les opportunités de la fracturation hydraulique comme de la géothermie profonde, estime un groupe d’experts. Dix recommandations ont été élaborées afin de «ramener à un niveau gérable» les risques liés à ces technologies. La Commission fédérale de géologie (CFG) du Département dirigé par l’UDC Ueli Maurer encourage le Conseil fédéral à explorer les techniques d’extraction de gaz non conventionnels et la géothermie profonde. Dans un communiqué diffusé mardi, le groupe d’experts fait savoir qu’il a élaboré dix recommandations destinées à «ramener les risques identifiés à un niveau gérable». Selon la CFG, en plein débat sur l’avenir énergétique du pays, la fracturation hydraulique comme la géothermie profonde peuvent «contribuer notablement à la réussite de la stratégie du gouvernement. La fracturation hydraulique consiste en l’injection sous très haute pression d’un fluide destiné à fissurer la roche où se trouve du gaz. La géothermie profonde va à la recherche de source de chaleur à plus de 400 mètres de profondeur. Les deux suscitent la controverse. Leurs détracteurs redoutent leur impact géologique et écologique.Le Grand Conseil neuchâtelois a décrété un moratoire de dix ans sur tous les sondages d’hydrocarbures, en réaction à un projet du groupe britannique Celtique Energie dans le Val de Travers.Dans le canton de Berne, une initiative «Stop-Fracking» est pendante. Au niveau fédéral, le Conseil national a transmis lors de la session d’automne une motion demandant au gouvernement de s’engager contre les projets de «fracking» dans la région du lac de Constance. Les craintes par rapport à cette technique controversée concernent notamment la pollution des eaux souterraines. L'ARTICLE

Gaz de schiste, feu de paille ?

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La Pologne va devoir payer des pénalités financières pour ne pas avoir rempli ses obligations européennes en matière de développement des énergies renouvelables, a estimé jeudi l'avocat général de la Cour de justice de l'UE.  L'avocat général, dont l'avis est suivi dans la plupart des cas par la Cour de justice, estime que la Pologne devrait être condamnée à une astreinte journalière de 61.380 euros jusqu'à ce qu'elle communique à la Commission européenne les mesures assurant qu'elle respecte les règles de l'UE en la matière. La Pologne a manqué à son obligation de transposer la directive relative à la promotion de l'utilisation de l'énergie produite à partir de sources renouvelables, et persisté dans son manquement, a indiqué la Cour dans un communiqué. Cette directive, censée être transposée dans le droit national des Etats membres avant décembre 2010, entre dans le cadre du paquet énergie-climat, rappelle le communiqué.  Son objectif est d'établir un cadre juridique permettant à l'Union d'atteindre en 2020 une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20% par rapport à leur niveau de 1990, un relèvement à 20% de la part d'énergie produite à partir de sources renouvelables dans la consommation finale brute d'énergie et une amélioration du rendement énergétique dans l'Union de 20%.  L'avocat général s'aligne sur le recours de la Commission européenne, qui avait demandé à la Cour de condamner la Pologne à une astreinte de 61.380 euros par jour de retard à s'acquitter de ses obligations. Les États membres doivent indiquer sans ambiguïté quelles sont les mesures législatives, réglementaires et administratives au moyen desquelles ils considèrent avoir rempli les différentes obligations que leur impose la directive, rappelle la Cour. Or l'avocat général a constaté que la Pologne, au jour de l'examen des faits par la Cour, n'avait toujours pas transposé en droit interne certaines dispositions de la directive, ni communiqué à la Commission des mesures de transpositions suffisantes.  Encore très dépendante du charbon, la Pologne est à la tête du combat mené par les Etats de l'est de l'Europe pour obtenir des compensations à la transition vers des énergies plus durables. (©AFP / 11 décembre 2014 11h43)