GAZ DE SCHISTE_ACTUS DU 6 JUIN 2015

Le lobby du gaz de schiste dicte sa loi à l’Europe

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C’est un article très intéressant dont je vous propose la lecture provenant de l’excellent site 2000Watts qui est à la pointe en ce qui concerne les sujets énergétiques.

Le lobby du gaz de schiste dicte sa loi à l’Europe… et vous devez toujours avoir à l’esprit qu’il n’y a pas tant des complots que des intérêts partagés, et ces intérêts partagés se regroupent et s’expriment à travers le lobbying et, disons-le aussi, évidemment une certaine forme de corruption plus ou moins massive prenant aussi bien des airs de pots-de-vin que de carrières. Vous quittez une fonction de fonctionnaire, vous avez été gentil… Bien sûr, un très beau poste vous attend dans une grande entreprise. Bref, actuellement c’est le lobby du gaz de schiste qui tente de s’imposer sur toutes les nations européennes… à travers les institutions européennes qui ont été taillées sur mesure pour les lobbyistes… Charles SANNAT

tandis qu'en France, la prolongation des permis se poursuit en catimini :

Décret du 29 mai 2015 prolongeant la validité de la concession de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux dite « Concession de Poissonnière » (Nord et Pas-de-Calais) au bénéfice de la société Gazonor SAs

Décret du 29 mai 2015 prolongeant la validité de la concession de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux dite « Concession de Désirée » (Nord) au bénéfice de la société Gazonor SAS 

Arrêté du 2 juin 2015 prolongeant le permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures conventionnels liquides ou gazeux, dit « permis du Pays de Buch » (Landes et Gironde), au profit de la société Vermilion REP SAS 

et que #TAFTA oblige : les Américains [sont] prêts à redémarrer la production

 

2.500 puits de pétrole de schiste ont été forés, mais non encore fracturés. Potentiel : 1 million de barils/jour la première année.

Trois têtes de puits, telles des bouches à incendie, alignées au milieu d’un carré de terrain vaste comme un terrain de football : à quelques kilomètres de Williston, dans le Dakota du Nord, trois puits de pétrole de schiste ont déjà été forés mais l’opération de fracturation hydraulique, qui permettra de démarrer la production, n’a pas encore eu lieu. La compagnie propriétaire préfère attendre que le prix du baril remonte, afin de ne pas subir le manque à gagner lié à la chute des prix. LA SUITE DANS LES ECHOS


MAIS, NOUS ASSURE T'ON : la guerre du schiste n'aura pas lieu

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) semble prête à composer avec le pétrole de schiste américain afin de rééquilibrer le marché, alors que sa stratégie cherchait jusqu'à présent à écarter ce nouveau concurrent plutôt résistant. Le pétrole de schiste est un phénomène qui ne va pas disparaître, et nous devons vivre ensemble et trouver un équilibre, a déclaré mercredi Abdallah El-Badri, secrétaire général de l'Opep, à des journalistes lors du séminaire organisé par le cartel à Vienne. Le secrétaire général de l'Opep n'est pas seul à souligner qu'il faudra désormais faire avec le pétrole de schiste américain. Mais ne pensons pas, n'imaginons pas, ou ne rêvons pas, que les producteurs de pétrole de schiste vont disparaître, a insisté Suhail Mohamed Al Mazrouei, ministre de l'énergie des Émirats arabes unis. Nous voulons qu'ils restent, ils constituent un très bon équilibre pour le marché et nous voulons que chacun partage la responsabilité de le rééquilibrer, a expliqué Mazrouei. La production américaine, qui a explosé grâce au boom du pétrole de schiste, a pourtant souvent été citée comme la cible principale du cartel après la décision de l'organisation de conserver son plafond de production inchangé à 30 millions de barils par jour (mbj) en novembre. 

Il y a six mois l'Opep avait décidé de ne pas changer ses quotas pour modérer la croissance de la production hors Opep, et notamment celle de la production d'or noir non-conventionnel, comme le pétrole de schiste ou le pétrole issu des sables bitumineux. Cette décision a précipité la baisse des prix du pétrole amorcée à l'été 2014 et a fini par peser sur la production de pétrole de schiste américain qui a commencé à ralentir ces derniers mois.

Mais si certains pensent que l'Opep a gagné la première manche face au pétrole de schiste, la victoire est amère, avec un prix du Brent autour des 64 dollars le baril contre 115 dollars à son pic de juin dernier, a souligné Eric Lee, analyste chez Citi. Le pétrole de schiste est un énorme rival pour le cartel et on pourrait dire que l'Opep a dû lui faire de la place et s'est vue forcée d'accepter des prix plus bas afin de conserver ses parts de marché, a tempéré l'analyste. 

En Argentine, Total exploite du gaz de schiste dans une réserve protégée