LA SITUATION SUR LE FRONT DU TAFTA AU 15 février 2015

Pourquoi il faut craindre le traité transatlantique

Un mécanisme permettant aux grandes entreprises d'intenter des poursuites agressives contre les Etats cristallise une partie des inquiétudes suscitées par le projet de création d’une zone de libre-échange dans l’Atlantique Nord. Plus d’un million de personnes en Europe ont signé diverses pétitions contre le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement [ou TTIP, son acronyme en anglais]. En Grande-Bretagne, selon une enquête réalisée par YouGov, les trois quarts des sondés estiment que cet accord serait néfaste pour le pays, contre un quart qui le jugent bénéfique. L’institut n’a toutefois pas posé la question suivante : “Avez-vous la moindre idée de ce qu’est le TTIP ?” (Pour être honnête, ils sont tout de même un tiers à avoir eu le bon sens d’avouer leur ignorance.)

Le TTIP, actuellement en cours de négociation entre les Etats-Unis et l’Union européenne, est un ambitieux projet de création d’une zone de libre-échange dans l’Atlantique Nord. Débarrassées des barrières douanières et fortes d’une réglementation harmonisée, les entreprises pourraient entrer en concurrence (et les biens circuler librement) de la Californie à la Croatie. D’instinct, j’ai envie d’approuver. Mais les opposants au TAFTA [son autre acronyme, pour Transatlantic Free Trade Agreement, “traité de libre-échange transatlantique”] ne sont peut-être pas dans l’erreur. LA SUITE DANS COURRIER INTERNATIONAL

et pourquoi il ne faut pas"Pas de panique sur le TTIP" assure l'ambassadeur européen auprès des Etats-Unis

ET tout y passe : du terrorisme au risque de prolifération nucléaire ; c'est à lire DANS EURACTIV

Manif narbonne anti taftaTraité transatlantique : la Commission européenne cherche à rassurer les élus locaux

Suite à l’adoption d’un avis de la commission de la politique économique et sociale (ECOS) sur l’incidence locale du traité transatlantique, la commissaire en charge du commerce Cécilia Malmström a assisté, jeudi 12 février, à la session plénière du comité européen des régions (CdR). Objectif : communiquer sur le potentiel du traité transatlantique, rassurer les élus locaux sur la transparence des négociations et la prise en compte de leurs intérêts, ainsi que leur garantir le respect de l’autonomie des services publics ou encore des normes et des valeurs européennes

Alors que l’inquiétude et le scepticisme grandit au sein de la société civile, la Commission européenne prend désormais très au sérieux les initiatives des collectivités locales et territoriales. Laissant aux gouvernements nationaux le soin de rassurer certaines collectivités territoriales effrayées, la commissaire européenne en charge de la négociation du traité transatlantique (TTIP, également appelé TAFTA) avec l’administration Obama est, elle, venue en personne à la session plénière du Comité européen des régions (CdR). (LA GAZETTE DES COMMUNES repris par le blog de HERVE LE GUYADER)